04. PHILOZOOPHIE

399. Réfléchir, c’est bien. Bien réfléchir, c’est mieux. Ré-fléchir ne suffit pas, il faut aussi bien se connaître pour connaître l’origine et les fondements de ses pensées, de ses émotions, de ses sentiments, de ses goûts, de ses motiva-tions, de ses pulsions ; afin de savoir pourquoi on pense ceci ou cela.

400. Ni mouton ni meneur de moutons, tel est l’homme libre.

401. Les pratiques les plus ancrées dans les moeurs sont les plus primitives.

402. Ne sont-ils par comiques, ceux qui se prétendent choqués par la vulgarité, bien qu’ils se satisfassent pleine-ment d’un monde qui est vulgarité. Ils décrient ceux qui pro-fèrent des mots vulgaires, mais eux les carnivores ingèrent des aliments vulgaires.
Ce qui leur pose problème n’est pas l’existence de la vulgari-té, mais d’être confrontés à la vulgarité ; et pour tout dire, à la réalité. La vulgarité de la défécation les dérange, mais dé-féquer sans se voir déféquer leur passe au-dessus de la tête ; cela leur permet de ne pas se sentir vulgaires. On le voit, ce n’est pas le raffinement au contraire de la vulgarité, qui ca-ractérise ces gens – qui se croient sophistiqués parce qu’ils sont maniérés -, mais l’hypocrisie.

403. La recherche scientifique est une recherche de la vé-rité. La recherche de la vérité est une activité  » scientifique « , foncièrement désintéressée, pour l’amour du savoir, du vrai, qui est en fait fondamentalement une recherche religieuse au sens où elle permet de comprendre le vivant, l’univers, pour faire corps avec lui, pour s’en imprégner, pour faire Un avec le Tout. Ce n’est pas une quête pour la gloire, la fortune ou le pouvoir. Là où il y a du Pouvoir, du dogme, il n’y a pas de vérité ; mais du mensonge pour asseoir et perpétuer un Pou-voir.
Quand derrière l’énoncé d’une  » vérité  » il y a un dogme, c’est qu’il y a un Pouvoir. Quand un Pouvoir parle, méfiez-vous, ce n’est pas pour vous rendre service.
Combien connaissez-vous donc de vérités qui ne relèvent pas du dogme – scientifique ou religieux – comme du Pou-voir ? Comment pouvez-vous donc prétendre  » être dans le vrai  » (dans ce qui permet de faire Un avec le Tout) en sui-vant ces  » vérités  » ?

404. Ceux qui se croient libres sont ceux qui suivent les courants dominants. Ceux qui sont réellement libres subis-sent l’ostracisme, le dénigrement systématique, le rejet, le harcèlement, la jalousie, la mise à mort, aussi sûrement qu’un animal d’une espèce animale ne peut séjourner dans un groupe d’une autre espèce animale. Par cette règle sont régis les humains, parce que ce sont des animaux.
Les gens se croient libres, particulièrement dans les pays dé-veloppés, parce qu’il leur est permis certaines libertés, essen-tiellement parce qu’elles permettent de faire tourner bien des commerces, notamment celui de la sexualité, mais qui-conque s’essaie à la liberté se retrouve en porte-à-faux avec la moitié au moins des animaux humains. Il se retrouve alors continuellement encerclé par des singes et des rats, qui s’agitent à son passage, s’angoissent de sa seule présence, lui sautent dessus pour le griffer et le mordre, en grimaçant, en montrant les dents et en gesticulant. Que peut-il faire ? face à des troupeaux de mufles, de bœufs, d’ânes, de mou-tons… des meutes de hyènes, de loups, de chiens… qui cou-rent avec vélocité ( » la tête dans la guidon « ) dans le sens in-diqué par les mâles dominants. S’échapper ou se faire piétiner.

405. Le monde est-il un enfer parsemé de graines de bonheur ? qui, si elles parviennent à germer, ne parviennent néanmoins pas à transformer le désert en paradis fertile, ou si peu.

406. Le patriotisme, c’est bien pratique pour envoyer les hommes à la guerre sans avoir à les payer au prix des mercenaires. Dommage pour les gloutons exploiteurs, le patriotisme économique est plus difficile à ennoblir et à mythifier, celui qui permettrait de faire travailler les gens à très bas prix, juste pour la gloire ( » pour sauver la France des Chi-nois, battez les Chinois sur leur terrain, en travaillant à l’œil « ).

407. Si la plupart des prisonniers se sont fait à l’idée de purger leur peine, en l’occurrence terrestre, certains ne pensent qu’à une chose : s’évader – en restant entier -. La se-conde chose à laquelle ils pensent c’est : quand, comment ; quel est le meilleur moment, quelle est la meilleure façon.

408. Les meilleures choses ont une fin. Les pires aussi.

409. Les humains se croient supérieurs parce qu’ils manent de la viande, mais le régime carnivore est le régime des animaux inférieurs ; celui de ceux qui ne savent pas cultiver des céréales, des légumes et des fruits. Il est vraisemblable que le processus d’évolution produira une espèce humaine totalement dissociée du règne animal, et donc du régime carnivore. Demain, l’alimentation de l’humain se composera sans doute de nutriments sous leur forme essentielle et concentrée (liquide ou vaporeuse) ; le système digestif se ré-duira alors à quasiment rien.

410. L’homosexualité peut être une affaire d’amour, cela ne signifie pas qu’elle n’est pas une maladie – d’amour – ; une maladie aussi naturelle que les autres maladies inhéren-tes à la nature humaine, comme l’égocentrisme, la mégalo-manie, etc.

411. Si on ne devait parler qu’en connaissance de cause, le monde serait un désert de roches.

412. On peut souffrir de  » la fuite du temps  » comme d’une incontinence de sa vie. Retenir le temps s’apparente à la rétention d’urine. L’humain se prend pour une lanterne éternelle bien que sa vie s’apparente à une vessie inconti-nente.

413. Il en est qui font des modèles avec des exemples, des vérités avec des postulats.

414. Le monde est une farce, une vilaine farce, et les humains sont des farceurs, de vilains farceurs.

415. Dans la vie, vous avez les droits que vous vous ac-cordez. Si vous comptez sur les autres pour vous en accor-der, vous n’aurez rien ; que des miettes.

416. Le racisme et le sexisme sont universels. Il n’y a que les racistes et les sexistes pour se croire uniques en leur genre, et de surcroît supérieurs aux autres.

417. La vie n’est pas un rêve, dit-on aux rêveurs. La vie n’est pas un rêve, mais une vie sans rêves n’est pas une vie.

418. Les petits malheurs intimes font les grands malheurs collectifs. Considérer les moindres malheurs intimes est aussi important que traiter les petits délits pour éviter que ne surviennent les gros.

419. A devoir s’accommoder des injustices que l’on vit soi-même, on devient indifférent aux injustices en général. Dans ce monde, on compense une injustice par une injus-tice ; puisque, de toute façon, la justice n’est pas de ce monde.

420. La vie est un train que l’on prend en marche. Nombreux, en essayant de monter dedans, tombent à côté ou se font écraser par le train, sous le regard amusé, apitoyé ou satisfait, de ceux qui sont dans le train, duquel ils finissent par se faire éjecter avec stupéfaction, indignation ou désola-tion.

421. L’esprit égotique se donne des airs de sagesse dé-bile en expliquant et en justifiant avec grandiloquence ce sur quoi il ne peut influer.

422. Pour sembler avoir réponse à tout, il suffit de figer et de limiter les questions, de les ramener à ce que l’on sait ; il suffit d’aliéner l’esprit. Ainsi procèdent les charlatans, les vendeurs, les commerçants des religions, les professeurs de la masse ; ils réduisent la liberté de l’esprit, l’éventail des questions, pour ne pas être dépassés par les questions.

423. Pour les gens qui se sont fait à l’idée que le monde est un monde bestial, sans pitié, dans lequel pour survivre, ou mieux, s’enrichir, il faut être insensible, sans empathie, sans scrupule, amoral, égoïste, ce qui prend de la valeur est ce qui a été méprisé : le beau, le doux, le soyeux, l’onctueux, le délicieux.
Vous avez donc toute une panoplie de gens qui participent à ce qui rend le monde crapuleux, pour avoir de l’argent qui leur permet de se vêtir avec des vêtements doux, soyeux, de se faire vibrer avec de grosses cylindrées ronronnantes, et de s’enivrer avec des parfums et des boissons exquisément aromatiques. Si ces gens avaient gardé leur sensibilité, il aurait pu jouir des plus tendres caresses comme l’haleine chaude du soleil sur leur peau, s’enivrer du parfum des fleurs, qu’ils auraient pris le temps de humer, et se délecter de la saveur d’un simple fruit. Ils auraient pu se rendre heureux d’un sim-ple sourire, d’une intonation de voix, d’un banal déhanche-ment féminin.
En résumé : les gens du monde se chassent d’un état d’âme en ayant pour objectif de le retrouver partiellement après avoir traversé une jungle, un désert, un enfer. Paradoxe ou stupidité ?

424. Il ne faut pas dire  » bats-toi « , il faut dire  » sois fort « .
Etre non violent ne signifie pas accepter un rôle passif et ré-signé de tête à claques. Cela signifie être assez fort menta-lement pour ne pas se laisser transformer en ce que sont les violents : des êtres minables, répugnants, qui n’ont pas été capables de ne pas se laisser transformer en ce qu’ils sont, tellement peu exemplaires qu’ils doivent recourir à la vio-lence pour conformer les autres à ce qu’ils sont.

425. Le nudisme est une chose simple et naturelle pour celui qui sait retrouver un cœur et un regard d’enfant. Les torturés et les pervers se trouvent quant à eux ainsi mis à l’épreuve de leurs démons et de leur perversité.

426. Si être dénué de vêtement est au regard social une source de honte, être dénué de la peau de son sexe est au regard primal source d’une honte bien plus grande encore. Il n’y a de nudité honteuse que sur le sexe circoncis (c’est pourquoi la pudeur va de pair avec les religions de la cir-concision, qui est faite pour l’inspirer par la honte).

427. Celui qui sait être nu n’est pas envieux. C’est celui qui ne peut pas jouir de son intimité qui est jaloux et envieux. La jouissance de sa nudité comme de son intimité rend an-gélique et bienheureux.

428. Les entreprises, c’est comme les femmes/les hom-mes. Généralement ou souvent, passé le premier attrait, les efforts et l’espoir, viennent l’épuisement, le désespoir, la rancœur.

429. Comment peut-on dire que le monde du travail ap-porte la dignité ? lui qui n’est fait que d’épuisement, de torture, de harcèlement, d’oppression… lui qui est le monde cruel dans le monde bienséant des mondanités et des civili-tés.

430. A mesure que l’on avance dans la connaissance de l’univers, on atteint les limites de soi, de son espèce, de son monde. Les mesures de l’univers sont comme autant de murs placés autour de l’univers. Toute la difficulté, pour le chercheur, consiste à ne pas se trouver du côté du mur où se trouvent ceux qui sont clôturés par ces murs. Le chercheur est un peu un sauteur de haies ; qui fuit l’avancée du désert qui le poursuit, l’édification de murs mouvants qui menace de l’enfermer.

431. Il y a un côté artificiel dans la connaissance, quel-que chose de forcé, de  » tiré par les cheveux « . La connais-sance est difficile à acquérir et à conserver. Elle s’altère, s’efface, et disparaît spontanément, naturellement. Elle ne semble pas aussi légitime, pas aussi évidente à l’esprit, que, par exemple, l’idée que chaque sexe se fait de l’autre. C’est en cela qu’elle est artificielle.

432. Il en est qui accusent les sciences des maux modernes, mais les sciences ne sont directement responsables de rien. C’est quand les sciences sont parasitées par les reli-gieux, les financiers, les politiciens, les militaires, les mafieux, les esprits dérangés, qu’elles sont perverties et utilisées à mauvais escient.

433. De tout temps, on se demande de quoi sera fait demain. C’est pourtant certain… des mêmes choses qu’hier – dans un monde de reproducteurs -.

434. Ce que l’humain fait à son corps, il le fait à son sort.

435.  » Le cheval est la plus grande conquête de l’humain  » à défaut d’être l’humain lui-même (cette conquête-là n’est pas à la portée du premier venu).

436. Est-il incorrect de penser que les salariés sont comme des femmes au foyer ? Et aussi les administrés ; qui sont à ceux qui  » se bougent  » comme les femmes qui dispo-sent de ce que les hommes proposent. Demain sera-t-il pour le plus grand nombre aussi pénible d’être salarié que pour les femmes néo-féministes d’être femmes au foyer – tributaires d’un mari -. Le futur sera-t-il peuplé de zombies gou-vernés par un pouvoir central, ou bien sera-t-il parsemé d’entités individuelles parfaitement autonomes ? Le futur se-ra-t-il totalitaire ou anarchique ; ou les deux ?
Les développements technologiques semblent offrir la possibilité d’aller dans un sens comme dans l’autre. Si la situation des femmes est un bon indicateur, alors le monde ira dans la première direction, car la  » révolution des femmes  » n’en a pas été une, elle a été davantage destinée à réclamer la sé-curité matérielle que les risques de l’indépendance vraie (les féministes sont parties prenantes du Système régi par la loi du plus fort ; car les idéologues féministes sont des femmes frustrées de ne pas exercer de pouvoir). Le totalitarisme est d’autant plus envisageable que le féminisme est manifeste-ment le volet d’un projet plus vaste de destruction des hom-mes, des couples, des familles, des nations, pour l’instauration d’un gouvernement mondial contrôlé par ceux qui sont derrière le féminisme. Suivez donc l’avancée de la circoncision masculine et le recul de la circoncision féminine, vous saurez où en est l’avènement du totalitarisme global.

437. Vivre libre implique de vivre dangereusement, ou plutôt, en danger.

438. Que le monde appartienne à celui qui se lève – consciemment – tôt en son corps, le monde au-delà le monde appartient à celui qui se lève – consciemment – tôt en son esprit.

439. Généralement, les vérités d’aujourd’hui sont les mensonges de demain.

440. Celui qui se souvient vieillit, mais celui qui ne se souvient pas vit comme un fantôme. Se souvenir, c’est vieillir. Mais ne pas se souvenir, c’est errer.

441. La vérité n’est pas dans la pensée, pas dans les sens, pas dans l’image, pas dans le son, pas dans le chiffre, pas dans la lettre… la vérité est ailleurs. La vérité est intem-porelle comme elle est instantanée.

442. Vouloir – connaître – la vérité est vouloir se mesurer à soi-même.

443. Il est une norme de présenter la vérité comme le but ultime. Mais la vérité est-elle tout ? C’est limiter l’esprit que de lui imposer cette limite.

444. On ne reconnaît que ce en quoi et celui en qui on se reconnaît ; autrement on tolère ou on rejette.

445. L’esprit humain est comme l’insecte qui se cogne à un vitrage. Il perçoit des choses auxquelles il ne peut accé-der, car il n’a pas conscience du mur invisible qui l’empêche d’avancer. N’ayant pas mis de connaissance sur ce mur invisible, il ne peut chercher comment le traverser.

446. Quiconque va chercher sa vérité en son for intérieur réalise que tout ce qu’il peut dire et penser a, peu ou prou, déjà été dit et pensé, d’une autre façon. Un penseur ne fait qu’entretenir un moulin à vent, il ne fait pas avancer les cho-ses ; ceci n’est pas en son pouvoir. Ainsi en est-il certaine-ment parce que chaque penseur doit partir de zéro, du lit de vase que constitue l’humanité, de laquelle il doit arracher son esprit au prix de mille embûches, de mille épreuves, de mille contraintes, de mille sabotages, de mille oppositions. Si l’humanité montait massivement d’un échelon sur l’échelle de l’évolution, on peut supposer que les penseurs pourraient aussi monter un échelon dans la pensée ; puisqu’ils parti-raient de plus haut. L’humanité pourrait alors être stupéfaite par ce qui viendra à l’esprit des penseurs. Mais ce n’est ma-nifestement pas demain la veille que cela arrivera. Les pen-seurs d’aujourd’hui et de demain n’ont pas fini de ne faire que redécouvrir ce que d’autres ont déjà découvert avant eux.

447. L’humanité vient avec la confiance. La bestialité se repaît de la méfiance. Celui qui ne mérite pas la confiance est une bête. Celui qui trahit une confiance est un monstre.

448. On dit que l’esprit dirige le monde ; et même l’univers. C’eût été le cul, ç’eût peut-être moins été la merde. En réalité, c’est la merde parce que le cul gouverne, plus que véritablement l’esprit. Si le sexe gouverne le monde, dans l’état où on met l’un, on ne doit pas s’étonner de l’état de l’autre.

449. Celui qui connaît ses limites, sa valeur, celui qui sait ce qu’il est ne se mesure pas à autrui ; il n’en a pas besoin. L’identité sociale, le statut social, la culture, la confession re-ligieuse… ne sont que des apparences à l’usage des indivi-dus sans identité réelle, ou plutôt, sans personnalité ; des in-dividus qui ne savent pas réellement qui ils sont (faute d’avoir vécu selon les termes de la spiritualité, autrement dit, de la vie intérieure), et qui deviennent, socialement, à défaut d’autre chose (quelque chose de personnel, qui leur serait propre), sous l’oeil vigilant des autres, sous leurs mains, ou plutôt sous leurs talons.

450. La bêtise n’est pas l’expression du simple d’esprit et de l’idiot (qui sont plutôt attendrissants). C’est l’expression du fat, du prétentieux, de l’arrogant, du vaniteux, surtout inculte et ignorant ; quand celui-là se croit intelligent et qu’il croit avoir la raison pour lui. C’est ce genre d’individu que la so-ciété impose d’être. Avec celui-là, il arrive un moment où la bêtise devient criminelle ; jamais avec le simple d’esprit et l’idiot.

451. Celui seul qui peut penser l’impensable peut se tar-guer d’être libre penseur. Celui seul qui peut imaginer l’inimaginable peut se targuer d’être un esprit libre. Qui peut prétendre à cela ?

452. Il faut aller au-delà la foi de sa petite personne pour réaliser qu’il n’y a pas plus de  » Dieu  » qu’elle est mortelle. Quiconque assiste à sa mort cesse de croire en quoi que ce soit. Le mythe du  » Dieu  » ne sert qu’à faire commerce et as-seoir un Pouvoir en exploitant le mystère de la mort. Quiconque veut réellement vérifier si le dénommé  » Dieu  » existe doit assister à sa propre mort. Et celui qui prend les choses au mot en comprenant qu’  » assister à sa propre mort  » si-gnifie qu’il faut provoquer sa mort physique, n’a pas plus compris le sens des mots que celui qui croit qu’il faut effecti-vement couper la tête quand un sage dit qu’il faut  » couper la tête  » (pour trouver la Voie, le Tao).

453. Que celui qui sait voit. Quant à celui qui voudra sa-voir en regardant, il finira par ne plus rien voir.

454. On voit communément l’intelligence à la limite de sa bêtise, de sa compréhension.

455. Aujourd’hui, l’apparence de l’intelligence est à la portée de tous.

456. Il y en a pour se vanter d’avoir les pieds sur terre. Qu’est-ce à dire ? Qu’ils se régissent en considération du pipi et du caca ?

457. Il est bon d’avoir des idées arrêtées, pour ne pas se laisser modeler par tout et rien. Ne pas avoir d’idées arrêtées est comme n’avoir pas de squelette, mais s’arrêter à ses idées fixes est comme n’avoir pas d’articulations.

458. Pour avancer que l’humain est à l’image d’une divi-nité, il faut être un abruti complet, totalement halluciné, ou vraiment très inspiré.

459. La déduction est à l’inspiration ce que le travail ma-nuel est au travail intellectuel.

460. Le savoir permet de se libérer physiquement et so-cialement, mais s’enfermer dans un savoir est à nouveau se priver de liberté, mentalement et spirituellement.

461. Celui qui refuse de laisser autrui s’exprimer à sa guise est celui qui craint d’avoir lui-même à s’expliquer.

462. On dit qu’il vaut mieux s’adresser à  » Dieu  » plutôt qu’à ses anges. Celui qui passe par le mental pour accéder aux connaissances s’adresse à un ange au lieu de s’adresser directement au  » Dieu « . Il est tellement plus aisé de s’adresser à un intermédiaire… Le métier d’intermédiaire est sans doute le métier le plus répandu ; il permet d’avoir un certain pouvoir. Politiciens, religieux… sont les intermédiaires entre les populations et ceux qui ont le véritable Pouvoir.

463. La vanité fait croire à l’humain qu’il peut faire plus que ce qu’il lui est donné de pouvoir faire. Pourtant, tous les efforts accomplis par l’humanité pour se dépasser ne servent manifestement qu’à définir les limites de l’être humain. Ces limites n’ont pas encore été définies. Le jour où ce sera fait, l’humain cessera d’être vaniteux. En ayant connaissance de ses limites, il deviendra sage et humble.

464. Il n’y a pas mille causes aux maux, il n’y a que le nombre des organes vitaux. Les misères de l’humanité se ramènent aux misères infligées au sexe, au régime infligé à l’estomac, au rythme imposé au cœur, aux surtensions infli-gées au cerveau…

465. Il ne suffit pas de fermer les yeux pour s’innocenter.

466. Quand on prétend agir par choix, en toute liberté de conscience, volontairement, on doit aussi librement, aussi aisément pouvoir renoncer à son choix, agir en sens contraire.

467. Quiconque suit une norme a le sentiment d’être li-bre – aussi restrictive que soit cette norme -, mais dans la vie (en société), on ne fait guère d’autre œuvre que de lan-cer une balle pour lui courir après ; les rêves que l’on pour-suit, les ambitions que l’on nourrit, ne sont que des prétextes, des ballons.

468. Il ne faut pas confondre le but que l’on a dans la vie avec le bâton que l’on a dans le cul, ou l’épée de Damoclès que l’on a sur la tête. Qui a réellement un but dans sa vie ? Les objectifs que se fixent les gens ne sont que les marques des coups de cravache qu’ils subissent.
Quand ce n’est pas l’ambition ou le bâton, c’est la peur qui fait courir. Combien de gens continuent de courir alors qu’ils ne sont plus pourchassés par les démons de leur enfance ?

469. Le mérite du soldat n’est pas d’avoir fait la guerre, mais d’avoir su échapper à son enfer. Il n’est pas de savoir donner la mort, mais de savoir préserver la vie ; à commen-cer par la sienne.

470. La confiance est ce qui différencie l’environnement humain de l’animal. Là est le propre de l’Homme. Quand la confiance en l’Autre se perd, l’humanité se perd ; quand s’installe la rivalité, et pire, quand tous les coups sont permis pour rivaliser. Quand un système politique ou financier n’inspire plus la confiance, c’est le retour du chacun pour soi, le retour de la jungle et de sa loi, le retour de la préda-tion parasite et égoïste.

471. La Nature, décidément, aura donné son modèle à tous les tortionnaires des peuples, qui poussent d’un côté en bloquant de l’autre.

472. Force est de constater qu’en parlant d’évolution, il s’agit moins de l’évolution du genre humain que de son en-vironnement. L’humain est et demeure une bête de plus en plus détachée de son environnement, parce que seul ce der-nier évolue. Comment l’humain peut-il réaliser les choses fabuleuses qu’il semble réaliser en étant la bête barbare qu’il est ? En toute logique, il faut déduire qu’il n’a pas le mérite des choses fabuleuses qu’il s’attribue. Il y a un grand mystère dans l’origine des prouesses techniques accomplies par l’humain.

473. Le monde repose sur des mensonges, sur les plus totales incertitudes, que l’humain transforme en vérités et en certitudes par le jeu de la vanité et de ses intérêts.

474. Dans le monde, il n’y a presque personne pour ra-cheter les autres, mais tout le monde se bât pour avoir la médaille du mérite, de la vertu divine.

475. Il est désolant de voir ce qu’un humain est prêt à faire pour s’attirer la sympathie ou la considération de ses semblables, qui sont pourtant responsables des horreurs de la vie en société. Se démener et se sacrifier soi-même pour avoir le respect d’une espèce méprisable ! Quelle dé-chéance, quelle infamie !

476. Que vaut la virilité des Maghrébins que recherchent les filles qui se vautrent avec eux pour se sentir en sécurité dans le climat d’insécurité orchestré par ces mêmes Maghrébins ? Elle vaut celle du type qui organise une fausse agres-sion avec la complicité d’amis, afin de passer pour un vail-lant défenseur de sa belle.

477. Il y a deux sortes d’assistés : ceux qui ont assez de bestialité en eux pour imposer à d’autrui de les servir et de se saigner pour eux, de satisfaire leurs besoins qu’ils ne sa-vent pas combler, et ceux qui n’ont pas assez de bestialité pour prendre de force ce qu’ils quémandent alors. Qui-conque n’est pas autonome est un assisté, avoué ou ina-voué.
Etre aidé est différent d’être assisté. Ceux qui se targuent de ne pas être des assistés sont néanmoins des personnes ai-dées. Il ne faut donc pas se faire d’illusion sur la valeur et le mérite des uns et des autres : tout ce que l’on est, tout ce qu l’on a, on le doit à autrui, au Tout ; aux aventuriers, aux in-venteurs, aux chercheurs, aux entrepreneurs, etc.

478. Un roi véritable (parvenu sur son trône par lui-même, non par héritage, c’est-à-dire en ayant dû se faire  » tout seul  » pour devenir autre chose qu’un mouton) ne veut pas d’esclaves, parce qu’un roi véritable sait qu’avoir des serviteurs à ses pieds, c’est comme avoir de la poussière sur ses souliers. Et il ne veut pas davantage de putes pour lui lé-cher le derrière, car ce n’est pas en faisant la pute qu’il est parvenu à s’ériger sur un trône. Un tel roi a-t-il jamais exis-té ?

479. Bête et dur ou sensible et intelligent… il faut choisir ; ce qui n’empêche pas forcément une valse plus ou moins ample entre ces deux options.

480. On reproche parfois à des penseurs de se débattre dans leurs contradictions. Heureusement qu’ils ne se débat-tent pas dans leurs certitudes ! C’est cela qui serait problé-matique.

481. Pour la plupart, les gens instruits sont des cervelles sans tête. Ils se croient intelligents, les non instruits les croient intelligents, mais leur intelligence est celle de millions et de milliards d’individus réunis ; celle d’un clan, d’une corpora-tion, d’une communauté, de l’humanité tout entière. Les gens de société se croient intelligents parce que leur suivisme et leur conformisme leur permet de prospérer, mais que sont-ils, que font-ils, qu’ont-ils qu’ils ne doivent aux autres, à l’humanité tout entière ? Qu’ont-ils dans la tête qui ne soit pas un assemblage de tout ce qui vient de la tête des au-tres ? Ils sont un doigt qui se prend pour une main qui se prend pour un bras qui se prend pour un corps entier.
Vous viendrait-il à l’idée de regarder un doigt comme on re-garde un corps entier ? C’est ce que vous faites quand vous trouvez intelligents les gens qui sont une infime partie d’un immense groupement humain qui réunit ses moyens – intellectuels – pour survivre et se développer. Quel mérite revient réellement à chacun ? Pour le savoir, il faut penser par soi-même, autant que possible, s’isoler de tout et penser… cela permet de développer une personnalité plus ou moins originale voire géniale, mais cela ne sert généralement qu’à réinventer la roue ; cela permet de savoir ce qui vient de soi et ce qui vient des autres, cela permet donc de avoir quel est le véritable mérite des autres, quelle est leur véritable intelligence : celle des cervelles sans tête ; celle d’un réseau de neu-rones connectés entre eux et interconnectés aux neurones des autres cervelles, celle d’une partie d’un tout. La plupart des gens sont à l’intelligence collective ce que les neurones sont au cerveau. Et ils sont programmés comme le sont les ordinateurs et comme le seront les robots qui les remplace-ront, parce que ces gens n’ont pas développé les facultés non programmables qui les rendent uniques en leur genre et irremplaçables.
Les gens de société sont aux personnes qui se font leur pro-pre culture, leur propre logique, leur propre monde, leur propre philosophie de vie ou religion, ce que les pays ho-mogènes (non multiculturel, non multiethnique) sont aux Etats-Unis : les Etats-Unis doivent leur supériorité apparente à ce que leur apportent les immigrés qui apportent des logi-ques, des cultures, des visions des choses en provenance des quatre coins du monde.
Ce n’est pas un jugement de valeur, mais un recadrage. La société n’est pas le monde, la vie en société n’est pas toute la vie, les gens de société ne sont pas tout le monde.
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La plupart des gens sont comme des terminaux informatiques : ils ne pensent pas par eux-mêmes, mais ils en ont l’air ; leur cerveau est relié à un centre collectif de décision qui leur dicte les pensées qu’ils affichent. La plupart des gens s’en moquent, ils ne cherchent pas à être des penseurs ni à être reconnus comme tels. Ils cherchent juste à survivre, et c’est ce que leur permet le fait d’être comme des terminaux informatiques.
Les gens ont l’air intelligents parce qu’ils ont l’air de savoir prendre des décisions intelligentes qui leur permet de vivre et de prospérer, mais la réalité est qu’ils suivent des décisions prises par des centaines, des milliers ou des millions de cerveaux mis en commun, par communautés, groupes, corpo-rations.
Les gens sont tellement intelligents qu’ils passent leur temps à demander de l’aide et des idées ; à se faire expliquer les choses, à chercher conseil pour résoudre leurs problèmes de diverses natures. Que seraient-ils donc, que feraient-ils de leur vie s’ils ne devaient compter que sur leur cerveau et leur bras ?
Pour survivre en paraissant intelligents, les gens surveillent ce que font les autres pour les imiter ; et tout le monde devient le modèle de tout le monde, la masse étant modelée et orientée par une minorité réellement dotée d’une tête.

482. Il y a peu de crédit à accorder à l’esprit, ce bouffon qui est au service du roi la Bête ; mais à choisir entre l’esprit et la Bête, mieux vaut choisir l’esprit… quoique. (A quoi sert l’esprit ? Manifestement qu’à faire survire la Bête.)

483. L’optimisme est plus facile à vivre que son contraire.

484. Le mieux loti, c’est votre ordinateur, parce qu’il a une cervelle, mais aucun état d’âme.

485. La tolérance est intolérable quand elle tolère l’intolérable.

486. Que vaut une chose, si elle n’apporte pas l’intelligence, la conscience, la sagesse, la vertu ? Que vaut donc l’argent ? Si l’argent a de la valeur, bien qu’il n’apporte ni l’intelligence, ni la conscience, ni la sagesse, ni la vertu, cela ne signifie-t-il pas que l’intelligence, la conscience, la sa-gesse, la vertu n’ont pas de valeur ?

487. Celui qui ne s’approche pas de l’enfant avec un cœur d’enfant, qu’il ne s’en approche pas !

488. Ce n’est pas l’innocence que la nature aurait dû donner à l’enfant, c’est de l’argent ; au moins cela lui aurait valu l’attention, le respect. Cela lui aurait donné le pouvoir de ne pas être sexuellement mutilé.

489. Celui qui n’est pas fichu d’empêcher que l’enfant se fasse matraquer, mutiler, tuer, il ferait bien de ne pas se croire – valable, lavable -. Qui peut donc se targuer d’avoir de la valeur ; quand la plupart des gens livrent eux-mêmes leurs progénitures aux circonciseurs ?

490. Et voici ceux qui voient avec enchantement venir le nouveau-né, avec une promesse de renouveau et de prospé-rité. Alors, pour le fêter, enchantés par l’innocence et le na-turel, prenant l’immaculé pour support de leurs intentions, ils le font à leur image, pour ensuite être déçus, et montrer du doigt l’enfant comme étant un petit diable, un monstre de cruauté, une répugnante imitation des adultes qui ont posé leur marque sur lui, qui n’a alors plus l’air saint avant une communion, un baptême, une circoncision.
Faites-vous donc exploser la gueule, sales cons ! Lacérez donc votre image, bande de connards !

491. Il est incorrect de parler de  » jeux d’argent « , car il n’y a de vrais jeux que les jeux d’enfant.

492.  » Ils  » ont le pouvoir de faire des enfants, mais  » ils  » ne le méritent même pas.

493. Celui qui n’est pas clément avec l’ignorant n’est pas aimant envers l’enfant. Celui qui méprise l’ignorant méprise l’enfant.

494. Les petits chefs, c’est comme les bébés et les fem-mes dominées : ils ne peuvent que donner de la voix pour se faire entendre.

495. L’intelligence humaine consiste à comprendre qu’il faut de l’argent pour survivre. La super intelligence humaine consiste à comprendre comment faire pour s’enrichir. L’intelligence féminine consiste à savoir comment dépenser l’argent des hommes. L’intelligence masculine consiste à sa-voir comment gagner de l’argent pour les femmes. L’intelligence machiste consiste à savoir comment gagner de l’argent pour avoir du pouvoir. L’intelligence féministe, c’est pareil. L’infra intelligence (l’inférieure, l’animale) consiste à savoir comment survivre sans argent…

496. Vous naissez, vous êtes blanc. On vous pousse dans un bain d’encre noire indélébile, et vous voilà noir pour le restant de vos jours. Qu’est-ce qui, dans votre vie, a été le bain d’encre ? Qu’est-ce qui en vous, de vous, est le noir qu’on vous a imposé ?

497. Si la vie était une femme, elle serait attirante et en-voûtante, mais sadique et sanguinaire. Tout le monde en pincerait pour elle, et tout le monde se battrait pour être vic-time de sa cruauté, et dans ses bras se jeter et mourir d’amour.

498. On dit  » espèce humaine « , mais on devrait dire  » espèce mi-humaine « .

499. Qu’est-ce que l’intelligence ? Chacun a sa concep-tion de la chose. Pour certains, c’est la capacité à faire des abstractions, comme avec des calculs de mathématiques fi-nancières déconnectées de l’activité économique. Pour d’autres, l’intelligence se caractérise par une capacité à sur-vivre et à prospérer. Pour les gens de société, être intelligent, c’est se tuer au travail pour subvenir aux besoins d’une fa-mille qui vous pourrit la vie, quand ce n’est pas se sacrifier pour un conjoint qui vous trompe, vous méprise, vous prend pour sa boniche en faisant de vous sa prostituée à domicile, ou  » spermotière  » . Pour les moutons, l’intelligence se ma-nifeste par le suivisme ; qui implique un certain sens de l’observation et du mimétisme. Pour certains, être intelligent implique de prendre les autres sous sa responsabilité, mais pour d’autres, être intelligent implique de savoir se défaire des responsabilités sur les autres. Pour les putes, la putasse-rie n’est pas de la putasserie, mais de l’  » intelligence so-ciale « . Pour les bêtes, la prédation n’est pas une abomina-tion, mais de l’  » intelligence économique « . On pourra donc dire que l’intelligence, finalement, c’est comme la Vérité : c’est la somme de toutes les intelligences.

500. Septembre 2012.  » La France supprime les mots ‘mari’, ‘femme’, ‘père’ et ‘mère’ de ses documents officiels  »
[Afin de légaliser le mariage homosexuel,  » on ne parlera plus du  » mari  » et de la  » femme « , mais des  » époux « .]
 » [En outre,] les couples homosexuels pourront adopter des enfants, soit individuellement, soit de façon conjointe, de la même manière que les couples hétérosexuels. En revanche, [ils ne pourront pas avoir] recours à la Procréation Médicalement Assistée.  »
http://www.express.be/joker/fr/world/la-france-supprime-les-mots-mari-femme-pere-et-mre-de-ses-documents-officiels/177706.htm

Ceux qui cautionnent la circoncision rituelle des mineurs au prétexte que l’enfant est la descendance ou encore la pro-priété des géniteurs, sont des hypocrites quand ils s’offusquent de voir s’exprimer ce principe selon lequel les enfants sont les jouets des adultes, dont ils font ce qu’ils veulent ; montrant ainsi que ce qui est permis dépend moins de la morale, de la sagesse, de la raison, de l’humanisme ou de la république, que du rapport de forces, entre, par exemple, les esclavagistes, les proxénètes, les circonciseurs, ou les humanistes.
Les adultes entendent imposer à tous de pouvoir atteindre le bonheur, y compris au détriment d’autrui, et surtout, si ce bonheur passe par le droit de procréer ou d’adopter un en-fant, même s’il va visiblement à l’encontre du bonheur de l’enfant ; par exemple quand les géniteurs sont des individus inachevés qui ne savent même pas se torcher.
On prétend que l’enfant est roi, mais dans les pays de la cir-concision on constate qu’il est au service des géniteurs. On dit que l’enfant roi, qu’il a tout et qu’il veut tout avoir, mais on constate qu’après les femmes féministes, qui veulent tout avoir, ce sont les homosexuels qui veulent tout avoir, au prétexte que les hommes ont tout. Tout le monde veut tout avoir comme tout le monde veut être chef, dominant, à son aise dans le monde… tout en prétendant qu’il veut simplement être l’égal des autres.
Tout est envisageable par la pensée, tous les délires sont en-visageables pour peu qu’ils soient réalisables, là où seule règne la loi du marché, la loi de l’offre et de la demande. Mais raisonnablement, humainement, spirituellement ? Quand on dit  » boire ou conduire, il faut choisir « , ne de-vrait-on pas dire  » être homosexuel ou parent, il faut choi-sir « , même si toutes les conduites en état d’ivresse ne se terminent pas par un accident ou une mort.

Que des personnes profondément homosexuelles puissent se lier, vivre ensemble, se transmettre un patrimoine, c’est hu-mainement envisageable. Il est cependant peu louable d’entériner une situation qui révèle des défaillances dans l’organisation sociale et dans la relation entre les individus, en l’occurrence quand quantité de personnes  » virent homo  » sans l’être vraiment, mais uniquement parce que la relation avec l’autre sexe a été entravée ou détériorée par une orga-nisation sociale ou une idéologie dominante. Comme si, par exemple, après avoir laissé se pratiquer l’élimination des personnes de sexe féminin, il fallait autoriser le mariage en-tre hommes pour pallier au fait qu’ils ne trouvent pas de femmes pour former un couple. Cela revient à institutionnali-ser une pratique de la circoncision qui relève initialement de l’échec thérapeutique, et qui n’est pas censé se banaliser.
Qu’est-ce qui empêche de revenir sur ce qui a provoqué une épidémie d’homosexualité ? une épidémie induite par un vi-rus mental. Un projet politique destiné à refondre l’humanité.

Les opposants à l’homosexualité et au mariage homosexuel se réfèrent toujours à l’ordre naturel comme d’autres au dieu présumé de l’ordre naturel. Pourtant, les plus virulents opposants à ce qui est contre-nature ne sont pas virulents contre la pratique de la circoncision rituelle. Est-il dans l’ordre natu-rel d’amputer une verge de son prépuce ? Non ; s’il n’est pas dans cet ordre d’amputer les peaux de vulve. L’ordre na-turel qu’ils invoquent est un prétexte présentable pour dissi-muler… leur conception injuste, discriminatoire, sexiste, ra-ciste du monde ; comme d’autres invoquent une volonté di-vine ou élaborent une théorie sur la supériorité et l’infériorité raciale. Les bien-pensants invoquent l’ordre naturel, mais en réalité, l’homme et la femme au naturel, les gens de société ne l’aiment pas. Ce qu’ils veulent, c’est régenter le monde, contrôler les relations entre les individus, leur sexualité et leur place dans la société. Ils qualifient l’homosexualité de contre-nature pour ne pas la qualifier de contre-ordre. L’homosexualité n’est pas contre-nature, elle est naturelle (bestiale dans le pire des cas, comme la sexualité hétéro-sexuelle) comme tout ce qui fait l’humain, mais elle est contraire à l’Ordre instaurée par certains.
Mais si elle est naturelle, l’homosexualité est manifestement une erreur de la Nature quand elle consiste à tremper sa verge dans un rectum pour remuer de la fange ; de même le viol est une erreur quand il impose un rapport sexuel à une femelle qui n’y est pas disposée vaginalement, et quand il engendre une naissance dans des conditions qui ne sont pas favorables à sa survie et à son développement harmonieux. Encore que, la Nature a bien créé des cochons pour se vau-trer dans la boue ! Et elle a bien créé des humains, c’est-à-dire des poubelles ambulantes encore plus mange-merde que les cochons, et encore plus productrice de merde ! Si l’homosexualité est contre-nature, c’est, apparemment, comme l’humain lui-même l’est.

A quoi sert le mariage ? essentiellement à assurer la consti-tution et la transmission d’un patrimoine. C’est une institution bourgeoise. C’est également pour transmettre un patrimoine que les homosexuels veulent pouvoir contracter une union reconnue par la société. De ce point de vue, il n’y a donc rien qui contrevienne aux fondements du mariage. Mais… le mariage, c’est aussi d’autres choses, qui font dire que le ma-riage homosexuel ne devrait pas s’appeler  » mariage « , parce qu’il n’est pas de même nature. La société enterine un problème psychiatrique en obligeant tout le monde à recon-naître comme femelle un mâle qui se sent ou se rêve fe-melle, alors qu’il est victime d’une organisation société qui l’empêche d’exister en tant que mâle, soit à cause du fémi-nisme castrateur, soit à cause du machisme tout aussi castra-teur.
Quoi qu’il en soit, on constate, une fois encore, que tout se fait à l’insu de la population, qui est mise devant le fait ac-compli ou en voie de s’accomplir. Continuellement les popu-lations découvrent que des gens ont tramé dans leur dos des choses dont elles ne veulent pas. Une poignée de gens ont décidé pour tous, une poignée de gens actifs qui contour-nent la république et la démocratie pour instaurer ce qui leur plait.

501. Les gens de masse qui ne sont pas reliés aux autres par le culte d’une divinité ont besoin d’un vecteur socialisant pour se sentir relié à autrui. C’est pourquoi beaucoup de gens parmi les plus déistes ne conçoivent pas un événement festif sans l’alcool. Parce que l’alcool leur permet d’anesthésier leur animalité, celle qui leur fait voir des rivaux, es étrangers, des intrus, des inconnus, des menaces chez autrui. L’ivresse que peut produire la liturgie est celle que peut pro-duire l’alcool : elle permet aux individus les moins humains de se sentir reliés aux autres en étant placés dans un état primal, avec leur animalité assommée (comme leur mental).
L’alcool n’est indispensable à la vie amicale que pour ceux qui seraient hostiles, agressifs et belliqueux sans alcool. Ces gens-là ont fait de l’alcool une norme comme les intégristes ont fait de leur religion aliénante une norme dont eux seuls ont besoin pour encager leur bestialité. Les humains n’ont pas besoin d’artifice pour communier avec les humains. Seuls les barbares et les pervers ont besoin de cérémonies, de protocoles, de codes, de manières, qui leur permettent d’identifier ceux qu’ils ne doivent pas percevoir comme des rivaux à molester.

502. C’est parce qu’ils ne s’attachent pas à l’essence des choses que les gens (beaucoup, la plupart ou la moitié d’entre eux) montrent du doigt ce que les autres font alors qu’eux font la même chose, mais différemment (ils différen-cient les gens avec les patronymes, les ethnies, les nationali-tés, en déconsidérant le principe voulant que tous soient de même nature : humaine ; parce qu’ils sont animés de la loi du plus fort cherchant à éliminer les autres dans la lutte pour le territoire et les ressources vitales ; car ils ne sont pas répu-blicains et pas davantage démocrates).

503. La curiosité n’est pas un vilain défaut, c’est même mignon, et de toute façon humain… tant que ce n’est pas ce qui alimente les commérages. La curiosité est ce qui avive la passion, ce qui maintient en vie. Le commérage est ce qui salit et détruit. Le commérage est la version hypocrite et grand public de la pornographie et de la partouze. La curio-sité est la version enfantine et légère de l’érotisme et de l’étreinte.
C’est une façon de présenter les choses, qui fera dire : Ne soyez pas des commères, jamais. Soyez critiques, objectifs, réalistes, justes, impartiaux, humains, bienveillants, francs, acerbes, durs, fermes, tendres… mais surtout pas commères! Nonnes et boxeuses, bavardes et mutines… mais pas com-mères !

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